Corail du mois – Février 2017 : Fungia scutaria : classé X

 In Biodiversité
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Oui. On sait. Il ressemble vraiment à … bref : voici le corail du mois, le Fungia scutaria, aussi appelé – pour ne rien gâcher – « corail champignon de mer ».

Et c’est justement pour son apparence des plus romantiques et glamour que nous avons décidé de vous présenter, en ce mois de la Saint-Valentin, le Fungia.

Eternel célibataire

Constitué d’un polype unique de grande taille (jusqu’à 18 cm), ce corail est un grand solitaire : chaque polype vit seul, et non pas en colonie comme beaucoup d’autres coraux.

Cela ne l’empêche pas pour autant de se reproduire : sexué, il éjecte des gamètes s’il est en compagnie d’un corail de sexe opposé. Et si, comme tout bon vieux garçon ou vieille fille qui se respecte, il n’a pas envie de s’encombrer d’un compagnon, la nature a pensé à tout : la reproduction se fera alors par « authocauli », ou « autoreproduction », autrement dit une sorte de division cellulaire opérée au niveau de la « bouche » située au centre du corail, et qui aboutira à la formation d’un nouveau corail ! Après quelques mois, celui-ci finira par se détacher du pied-mère.

Fille ou garçon ?

Ce type de reproduction reste cependant marginal chez les coraux : la plupart d’entre eux se reproduisent par fécondation, et donc de manière sexuée, avec échanges de gamètes mâles et femelles.

Environ 75 % d’entre eux sont d’ailleurs hermaphrodites, et disposent donc des organes reproducteurs des deux sexes. Dans la majorité des cas, les cellules reproductrices sont éjectées dans l’eau pour se rencontrer, mais la fécondation se produit également parfois dans le corail – comme pour nous ! –

Sauf que chez les coraux, on ne perd pas de temps en badinage : la période de reproduction s’étend sur quelques jours seulement dans l’année : autant dire qu’on saute fréquemment la case du restaurant aux chandelles…

La « neige » à l’envers

 Durant ces quelques jours, les coraux libèrent, exactement au même moment et selon un « timing » bien précis qui peut dépendre des marées, de la lune, de la température…

… des millions d’ovules sous forme de petites billes (blanches, roses, beiges ou vertes) ainsi que des nuages de spermatozoïdes.

Plus denses que l’eau de mer, toutes ces gamètes remontent alors à la surface et se mélangent, donnant l’impression d’une « neige à l’envers », venue du fond des océans… Magique, non ?

 

C’est à ce moment là que s’opère le « speed-dating » géant entre gamètes mâles et femelles. La rencontre va donner naissance au petit bébé corail aussi appelé planula, qui flottera quelques jours avant de chercher un endroit où se fixer, et grandir tranquillement à son tour !

Que vous soyez plutôt, comme le Fungia, du genre solitaire, ou alors fidèle à votre petite colonie à vous, il vous reste quelques jours pour vous rendre sur le site éphémère de rencontres de Coral Guardian, et y adopter un compagnon pour la vie !

PS : petit conseil en passant pour les amoureux en mal d’idée, une adoption de corail, c’est un aussi un très joli cadeau de Saint-Valentin ! Original et bon pour la planète, c’est aussi tout un symbole : votre amour grandira en même temps que le petit corail que nous planterons pour votre chéri(e). On vous l’avait bien dit, que cet e-mail serait romantique, finalement…

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